Senegal Stories Ep.4 — Le Sénégal Oriental

Honte à moi, vraiment ! Je suis rentré d’Afrique depuis déjà 19 mois et il me reste encore deux articles à publier de cette belle aventure et expérience humaine. Le dernier épisode est déjà loin et il est plus que temps de continuer et boucler cette série de billets avant que les photos prennent la poussière, même si c’est plus ou moins le cas :)
8 mois après vous avoir emmené dans le Sine Saloum, je me replonge dans mes notes griffonnées dans mon moleskine pour vous emmener aujourd’hui dans le Sénégal Oriental !

Sommaire :

Le Sénégal Oriental

Il faut sortir des sentiers touristiques pour se rendre dans le Sénégal Oriental et sur deux ans passés là bas, ça sera l’unique fois où je me serais rendu dans cette région loin de tout, sauvage et surtout très authentique. Pour commencer, je vais vous situer tout ça sur une carte :

La première étape aura été de se rendre à Tambacounda, la grande ville du sud-est situé à un peu plus de 500 kilomètres de Dakar, la capitale du pays. C’est également quitter la fraicheur de l’océan pour la chaleur étouffante du Sénégal Oriental. Ça sera également ma première grosse aventure avec mon Toy Land Cruiser de 89 acheté quelques mois plus tôt.
Une fois rendus à Tambacounda, nous retrouvons Kaly, un guide spécialiste de la région, qui nous suivra tout au long de cette aventure.

La première étape avant que le soleil ne se couche est de rejoindre le campement du Lion en pleine réserve du Niokolo Koba où nous passerons un peu plus de deux jours, au milieu d’une dense forêt sauvage. C’est d’ailleurs là-bas que j’ai croisé la plupart des grosses bestioles.
Le confort du campement est très rudimentaire, les douches se faisant avec un grand bidon en plastique, entre 4 cloisons de tôle et les nuits dans ces petites cases en bambou seront étouffantes de chaleur. Heureusement, la proximité du fleuve Gambie m’offrira un peu de fraicheur, tout en gardant un œil sur les crocos un peu plus en amont de mes gambettes de toubab.

L’étape suivante sera de se rendre à Kédougou où nous logerons une nuit à l’hôtel, quelques heures à profiter d’une piscine, d’une bonne nuit avec climatiseur histoire de bien se requinquer.
Sur le chemin menant à Kédougou, nous nous rendons dans un village orpailleurs où tous les habitants sont mis à contribution pour la recherche de pépites d’or. Le village, rouge de poussière est devenu un vrai gruyère avec toutes les galeries souterraines qui permettent tout juste de se faufiler pour extraire la terre et récolter les précieuses pépites d’or.

Plus loin, sur la route, alors que le soleil baisse un peu, nous nous arrêtons à la rencontre des habitants de Samecouta, près de la frontière malienne, un village au bord du fleuve Gambie qui semble rythmer la vie de cette communauté.
Je prends conscience à cet instant qu’il existe deux Sénégal. Celui que je n’aime pas, celui qui est proche des villes, bien souvent très sale et mal peuplé et celui des terres reculées, comme ici, où les gens semblent heureux, se contentent de peu… Ça fait réfléchir un peu sur nos réels besoins et notre mentalité en France.

Laissons Kédougou derrière nous et rendons-nous à Dindefelo, à la frontière de la Guinée pour aller visiter la seule région montagneuse du Sénégal. Après quelques heures de piste, nous arrivons enfin dans ce petit village avec des cases sur pilotis. Encore une fois, il fait une chaleur étouffante, mais nous partons malgré tout en expédition à pieds vers la cascade de Dindefelo, un peu plus loin dans la montagne et la forêt où nous aurions espéré croiser les rares chimpanzés encore vivants dans le pays.
110 mètres de chutes, je me jette à l’eau que je trouverais presque glaciale tellement le constrate est élevé entre la température extérieure et celle de l’eau.

Après une nuit à chercher la fraicheur, en vain, c’est fatigué que je reprends le volant, paré à bouffer de la poussière sur cette piste rouge qui ne nous quitte plus depuis Kédougou.
Direction le sud-ouest, vers Ethiolo, notre prochaine étape en pays Bassari. Les Bassaris sont un groupe ethnique établi principalement sur les plateaux du Sénégal oriental et dans le nord de la Guinée. Je vous invite à lire quelques lignes sur la page Wikipédia à-propos de leur culture.
Petite anecdote : Nous avons croisé un jeune guinéen d’une dizaine d’années qui était venu passer la nuit dans ce village avec sa mère. Il semblait apeuré et curieux par notre présence. La raison était simple, il n’avait jamais vu de blanc de sa vie et n’osait pas nous approcher :-)

Après avoir découvert les rites d’initiation des Bassari, nous reprenons la route vers l’est, vers Kedougou pour passer une nuit dans le même hôtel qu’à notre arrivée. Douche, piscine, climatisation… Une bonne nuit de sommeil pour récupérer, se dépoussiérer et se délasser.
Avant de quitter le Sénégal Oriental, une dernière étape nous attend, rencontrer des Bédicks. Ce peuple des montagnes, surnommé les nez percés, est disséminé à travers 7 villages plus ou moins accessibles. Nous nous arrêterons au village de Angel après une petite ascension à travers les rochers. Leur vie est très rudimentaire, mais leur joie de vivre est palpable une fois de plus. Je me dis vraiment que l’être humain sait se contenter de peu pour être heureux.

Après une dernière nuit sur Tambacounda, nous quitterons le Sénégal Oriental la tête pleine de souvenirs et nous nous dirigeons vers le Sine Saloum, mais ça, c’est une autre histoire

5e et dernier épisode à suivre…

9 Commentaires

  1. Répondre
    eiffair 23 février 2014

    Merci de nous faire rêver et voyager. Ca avait l’air d’être une sacré belle aventure !

    • Greg 23 février 2014

      Merci, c’était effectivement une belle aventure. Gros coup de chaud, idem pour le Toyota mais magnifique expérience humaine !

  2. Répondre
    Tahoe 23 février 2014

    Encore une fois, tu arrives à me faire rêver rien qu’avec un petit billet… Photos magnifiques, j’ai hâte de voir la suite, bravo !
    J’espère que d’ici quelques années, je pourrai moi aussi partir à l’aventure comme tu l’as fait, c’est en tous cas dans ma liste de choses à faire absolument…

    • Greg 23 février 2014

      C’est tout ce que je peux te souhaiter alors :)

  3. Répondre
    juliachou 24 février 2014

    Des photos magnifiques avec de superbes couleurs. J’ai tellement envie d’aller au Senegal ! Pendant le mois de Mars je vais diffuser une photo par jour de l’Ethiopie sur mon instagram !

    • Greg 24 février 2014

      Merci ! Cool ton idée de partager ton expérience en Ethiopie ! Je devrais faire pareil et partager un peu de Sénégal en plus…

  4. Répondre
    Woolyss 25 février 2014

    Oh! C’est vraiment beautiful! Merci Greg. Ca donne vraiment envie d’y aller et de « palper du croco » dans le fleuve ! ;)

    • Greg 25 février 2014

      Un conseil, vas dans les eaux peu profondes alors, c’est moins risqué :)

  5. Répondre
    Woolyss 28 février 2014

    MDR!!! J’y compte bien ! :D

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