Nous sommes en 2013, 2014 approche à grands pas et pourtant, je me remets à la photographie argentique. Bien que je ne m’y sois jamais vraiment mis, j’ai quand même grandi à l’ère de l’analogique et les pellicules, négatifs et diapositives faisaient partie de mon jeune quotidien.
Mais depuis que je me suis passionné pour la photographie, je n’avais jamais repris la peine de photographier en argentique.

Mais pourquoi ?

Snobisme, effet de mode ?

J’aurais entendu un peu de tout à ce sujet, parfois beaucoup d’incompréhension de certains photographes. Même si je ne peux pas nier qu’il y a un vrai effet de mode — probablement initié par des bobos hipster —, c’est un récent échange sur Twitter et une incompréhension de ce mouvement qui m’a amené à la réflexion de ce billet.

Comme je le disais, j’ai grandi à l’ère de l’analogique et j’ai forcément usé quelques pellicules avec mon Agfamatic 2008 pocket sensor pendant ma jeunesse.
J’ai aussi passé pas mal de mercredi et samedi après-midi dans le labo du club photo de mon père pour savoir ce qui se passe dans les bacs de développement. J’ai d’ailleurs encore des souvenirs d’odeurs de produits chimiques en tête.

J’aime photographier au numérique, mais de temps en temps, j’éprouve un besoin de simplicité avec un boitier plus vieux que moi, retrouver une mécanique d’antan et ne plus consommer à la pelle des fichiers numériques, réfléchir un peu plus et retrouver une sensation presque oubliée, « l’impatience de la découverte de ses clichés ».

Je comprends de moins en moins cette volonté de faire de l’argentique. Qui m’explique?
_ Un @Twittos

Certains se demandent pourquoi utiliser un appareil photo avec plus de contraintes (temps de développement, réglages plus limités…) face à des boitiers numériques modernes qui nous laissent plus de confort et de souplesse.

Pourquoi rouler avec une vieille Triumph Bonneville des années 50’ alors qu’on pourrait avoir une moto moderne et confortable ?

Pour la même raison que j’utilise un vieux reflex des années 70’, pour le plaisir, pour le loisir ! Le plaisir de bricoler et entretenir son boitier et maitriser la prise de vue jusqu’au développement. Par passion, voilà c’est ça, par passion !

Avec quoi ? Le Canon EF !

Ça faisait des mois que j’étais à la recherche d’un reflex argentique, avec une idée bien précise, un Nikon FM2. Les annonces sur le marché étant assez chères, j’attends en m’offrant un Lomo Konstructor, juste pour le fun de le construire moi-même.

Vu son prix dérisoire, je ne me prive pas et je fonce sur cette maquette photographique. Une fois monté, je ne le sens pas… Je n’ai pas confiance, je ne suis pas sûr qu’il fonctionne… Je pourrais essayer une pellicule, mais finalement, il trouvera une place au-dessus de mon bureau, en guise de décoration.

Puis cet été, je suis allé voir mes parents, j’ai évidement parlé photo avec mon père et je lui ai fait part de ma volonté de me mettre à l’argentique et de mes recherches d’un FM2.
C’est là qu’il me sort une valise à trésors, remplie de vieux boitiers en me proposant d’en choisir un. Wouah ! J’ai les yeux qui brillent.

Le Canon EF, le plus abouti des reflex Canon à cellule analogique ?

Il y a des Nikon, mais bon, assez vieux et l’optique n’est pas des meilleures. Mais un beau Canon me fait du pied et même si c’est contraire à ma politique, je craque sur ce Canon EF et son 50mm f1.4.

La prochaine étape sera de développer moi-même mes premiers films N&B et de vous présenter tout ça.
En attendant, j’alterne entre numérique et argentique, en fonction de mes envies, de mes besoins. Jamais je ne ferais que l’un ou l’autre, j’aime ce luxe d’avoir le choix des outils comme je pourrais le faire en ne prenant que mon iPhone 5S pour photographier, mais ça, ça fera l’objet d’un autre billet !