Avril 2016

Après un mois de mars plutôt riche en aventures et en émotions, je me demandais si je pourrais vous raconter quelques trucs pour mon édito du mois d’avril. Eh bien oui, car même avec un bébé en bas âge qui occupe beaucoup de mon temps libre, j’arrive à m’organiser pour profiter de petites sorties dans la nature, des microaventures et sessions de kitesurf !
Mon premier bol d’air aura été ma balade à Kermorvan dont j’ai déjà partagé le billet avec quelques images et une vidéo. Ça faisait pas loin d’un mois que je n’avais pas fait voler le Phantom et quelques jours après cette balade, il sera de nouveau dans les airs pour immortaliser quelques images de Kitefoil avec les potes sur un spot plutôt paradisiaque, une vision de la Bretagne qui contraste avec les tempêtes et le mauvais temps (une légende en passant).


Je réalise d’ailleurs que c’est ma quatrième vidéo publiée depuis le début de l’année, soit une par mois. 2016 sera l’année du coup de pied aux fesses côté vidéo. Après avoir filmé pendant des années sans rien monter par peur du ridicule, je me jette enfin à l’eau en publiant régulièrement des petits clips de ma création afin de progresser et apprendre encore et encore. J’ai même ouvert une chaîne YouTube !
Ce qui est marrant, c’est que je ne pensais pas me prendre au jeu de cette façon. Je dois reconnaitre que ça me plait énormément et même si j’ai toujours été attiré par ce support, je me suis toujours demandé si cela avait un intérêt en plus de la photographie. Non seulement c’est amusant et formateur, mais c’est surtout complémentaire ! Il est très facile de raconter d’autres choses, de compléter une série de photographie ou de documenter facilement certaines activités outdoor avec une GoPro alors qu’il serait difficile de le faire avec un appareil photo.

Je ne pourrais pas revenir sur ce mois d’avril sans parler de cette microaventure « Surf & Bivouac », la première de l’année après de nombreuses semaines de tempêtes et de mauvais temps qui m’empêchait de passer une nuit dehors.
C’est ainsi que j’ai embarqué mon pote Mike dans cette petite aventure pour partager quelques vagues tout en testant mon nouveau dôme pour GoPro et en plantant la tente le temps d’un bivouac durant lequel nous aurons observé les étoiles, seuls dans la nature.






Sinon, si vous n’avez pas vu passer l’info, j’ai également été interviewé pendant ce mois d’avril, tout d’abord pour le magazine « M » du journal Le Monde dans lequel je témoigne sur ma vie tôt le matin, puis sur le blog de Stampaprint. Il y a également quelques jolis mots à lire à propos de mon travail sur le site du Port d’Attache, un blog breton à mettre dans ses favoris si ce n’est pas déjà le cas.

Enfin, pour terminer cet édito plus long que prévu, je vais vous donner un peu de travail avec un formulaire dans lequel vous êtes libres de me poser une ou plusieurs questions à mon propos. Je reçois de nombreuses questions chaque jour à propos de mon travail, mon workflow, la Bretagne, mes activités outdoor, etc… Que j’ai décidé de mettre en place ce petit formulaire grâce auquel je vais récolter vos interrogations pour y répondre par la suite dans un billet spécial « FAQ ». Qu’en pensez-vous ?

Proposer une question !

 

« The Sentinel » — Ma balade à Kermorvan

Il y a tout juste une semaine, je me suis offert une petite sortie dans un de mes petits endroits préférés, la Presquîle de Kermorvan. Coincée entre la grande plage des Blancs Sablons et le port du Conquet, cette petite presqu’île pleine de relief est étonnante.
Après de nombreuses balades autour du phare, je me suis rendu pour la première fois avec mon Dji Phantom 3 pour l’approcher sous un autre angle en profitant de cette belle lumière d’une fin de journée de printemps. Cette vidéo était aussi ma façon de répondre à cette vidéo de Jeremy à qui j’avais dit que je ferais la même chose en Bretagne… Voilà qui est fait !





C’est aussi là-bas que j’ai emmené Jeremy l’été dernier durant la nuit des étoiles 2015 durant laquelle nous aurons eu la change d’avoir un ciel magique.


Même en hiver, les couleurs glaz de la mer d’Iroise enchantent ce petit phare de seulement 20 mètres de haut, vieux de 167 ans, c’est le phare à terre le plus occidental de France.

À bientôt à Kermorvan ?

Mars 2016

Comment dresser un bilan de ce mois de mars ? Je ne sais même pas par où commencer tellement ce mois fut riche et intense en émotions. Je vais essayer de me replonger dans la quantité de souvenirs et commencer par le début…
Mars est bel et bien le mois du printemps et nous avons profité de belles journées ensoleillées ainsi qu’un ciel clair qui m’aura donné envie de refaire des sorties nocturnes.

Le Minou — Mars 2016 — © Grégory Mignard

J’avais cette image en tête depuis plusieurs mois et j’ai profité d’une belle nuit pour aller la tenter avec un ami disposé à poser pour moi. C’est dans le noir complet que nous sommes descendus sous l’arche du phare du Minou afin de trouver l’angle idéal. Après plusieurs essais et positions d’équilibristes sur les rochers, j’ai pu enfin sortir l’image que j’avais en tête.
Le lendemain matin, j’ai décidé profiter des belles ambiances pour sortir tôt dans la nature, cette fois-ci avec le pote et photographe Nico Quéré (LCDPIX) afin de réaliser quelques images avec ces deux chiennes, deux Braques de Weimar juste adorable. 6 h du matin, nuit noire, –3 °C, nous voici au pied des Monts d’Arrée à commencer une petite rando à l’aide de nos lampes et chargés de notre matériel photo. Une fois arrivés sur le sommet visé, nous n’avions plus qu’à profiter des timides lueurs de cette matinée embrumée.

Dans les Monts d’Arrée — Mars 2016 — © Grégory Mignard
Dans les Monts d’Arrée — Mars 2016 — © Grégory Mignard
Dans les Monts d’Arrée — Mars 2016 — © Grégory Mignard

En mars, j’ai également tiré une de mes photos favorites sur Alu-Dibond en caisse américaine pour un client, le résultat étant tout simplement superbe, je vous partage le rendu :

Tirages — Mars 2016 — © Grégory Mignard

N’hésitez pas à prendre contact avec moi si vous voulez une image pour votre décoration.

Je ne pourrais pas dresser ce bilan du mois de mars sans parler de la naissance de ma fille, Coline, qui a vu le jour le 22 mars dernier alors que de terribles attentats secouaient la Belgique. Cette petite chose de 3 kg prend une place énorme dans nos vies et j’en suis raide dingue amoureux !
L’organisation est toute chamboulée, il faut tout apprendre et rédiger ce billet fut le parcours du combattant (je suis d’ailleurs en train de le terminer avec Coline en écharpe contre mon torse, mon premier billet à 4 mains).

Cette dernière annonce donne le ton pour les prochaines semaines : je risque de passer un peu moins de temps à photographier la nature, mais un peu plus à photographier ma fille… Qu’importe ! Ces moments restent uniques et le temps de revivre des petites aventures reviendra bien assez vite, quand j’aurai réussi à trouver mon rythme avec cette nouvelle vie de papa !

Allé, à bientôt !

Mes petites astuces Instagram

Voilà bientôt 3 ans que j’ai relancé un compte Instagram sur les conseils de mon ami Jeremy. Il a su me convaincre des bienfaits de ce réseau social dédié à l’image et son dernier passage à la maison en août m’aura un peu plus ouvert les yeux sur ma pratique d’Instagram. En gros, je m’y prenais vraiment mal et après quelques conseils de l’ami et un workflow établi et désormais bien rodé, je me suis rendu compte qu’une publication Instagram n’est pas (toujours) le fruit du hasard, qu’il existe quelques codes si l’on souhaite que notre publication sorte du lot.
Voilà pourquoi depuis quelques mois j’applique une certaine rigueur dans mes publications tout en prenant soin de rester en phase avec mon quotidien et humeur du moment, sans tomber dans le profil « trop parfait pour être vrai » si vous voyez ce que je veux dire.

1. Mon utilisation

Tout d’abord, j’utilise Instagram pour m’inspirer, m’évader et découvrir des talents aux quatre coins du monde. J’essaye de limiter mon nombre d’abonnements pour réellement profiter de chaque image sans me retrouver inondé d’une tonne de clichés, devenant esclave de l’application. C’est pourquoi je fais parfois un peu de ménage en supprimant les comptes ennuyeux pour les remplacer par des nouveaux.

Ensuite, j’utilise Instagram pour publier et partager certaines de mes images.
Que les choses soient claires, les photos prises à l’iPhone représentent moins de 5 % de ma galerie et je n’utilise aucun filtre, alors pourquoi utiliser Instagram ?

  • On peut aujourd’hui considérer l’iPhone comme un modèle d’appareil photo à part entière… Alors, pourquoi limiter Instagram qu’à l’utilisation d’un smartphone ? Je reconnais cependant que son manque d’ouverture au monde des tablettes et des ordinateurs nous pousse principalement à l’utiliser ainsi, mais je vais vous partager quelques astuces pour l’exploiter comme bon nous semble. C’est pourquoi je ne me gène pas pour publier des photos réalisées avec mon Nikon Df, ma GoPro, mon drone, etc. Qui ne sont que des outils, l’image réalisée étant la finalité, peu importe l’appareil utilisé.
  • Je n’utilise pas les filtres, car je préfère d’autres applications (VSCO par exemple) ou l’utilisation de Lightroom pour post-traiter mes images.
  • Instagram est un excellent format. L’application est facile à consulter, touche beaucoup de monde et est moins élitiste que les réseaux dédiés à la photographie comme Flickr ou 500px (pour ne citer qu’eux). Il y a un aspect chaleureux que je ne retrouve pas ailleurs. De plus, la récente ouverture aux formats paysage et portrait viennent enrichir l’application.

Globalement, si je devais mesurer le temps passé sur l’application, je dirais que c’est 10/15 minutes de consultation chaque jour et 5 à 10 minutes pour préparer et publier une image.

2. Mon workflow

Comme je le disais précédemment, j’utilise majoritairement d’autres outils que mon smartphone pour réaliser l’essentiel de mes images, ce qui rend plus difficile chaque publication étant donné que je suis obligé de passer par ce dernier pour publier. Heureusement, il existe quelques outils pour se simplifier la vie, voici les miens :

L’idée est de passer de Lightroom sur le Mac à Instagram sur l’iPhone le plus simplement possible. Et la clé de workflow est Google Photos ! Pour faire simple, j’ai créé un export Lightroom direct dans Google Photos via le plug-in « Export To PicasaWeb » qui balance directement la ou les images sélectionnées. Ensuite, je n’ai plus qu’à ouvrir l’application sur mon iPhone et publier l’image sur Instagram.

Mes astuces Instagram

Je sais qu’il existe quelques solutions pour publier directement depuis un ordinateur de bureau, mais rien de satisfaisant à mon gout face à l’application native.

3. Les hashtags

Utiliser des hashtags que vous seul utilisez ne sert strictement à rien donc pas la peine d’inventer les mots-clés les plus tordus à chaque publication, cela n’aura aucun impact. Il faut savoir qu’Instagram autorise jusqu’à 30 hashtags par publication, mais il est préférable d’en utiliser moins, mais plus pertinents.
Privilégiez donc des hashtags populaires qui correspondent à votre univers et ciblez leur utilisation à chaque image. Il existe une tonne de hashtags, je ne les connais pas tous, mais quand j’en recherche, je vais généralement sur des comptes similaires au mien et je regarde les hashtags utilisés pour en utiliser certains. Et c’est aussi grâce à ces hashtags que je découvre de nouveaux comptes à suivre.

Si vous trouvez que les hashtags « polluent » votre légende, vous pouvez toujours les ajouter dans un commentaire, l’impact sera le même.

4. La publication

Le maître mot est « régularité » !
Soyez le plus régulier dans vos publications, c’est probablement le plus important !
Idéalement, il faudrait une à deux images par jours, mais honnêtement, je ne me vois pas le faire et je n’en ai surtout pas le temps. C’est donc deux à trois images par semaine que je publie, parfois un peu plus quand je suis en vacances ou en voyage. En revanche, j’essaye toujours de publier à la même heure (entre 18 h et 20 h dans mon cas) et j’espace mes publications de façon homogène pour éviter la rafale d’images sur une journée puis plus rien pendant deux semaines.

5. Les statistiques

Il n’y a pas si longtemps que ça, j’utilisais Iconosquare.com (anciennement Statigram) pour comprendre mon compte Instagram, mais il est devenu payant et je n’ai prévu aucun budget pour ce genre de chose. Je suis en train de tester Crowdfire, mais force est de constater qu’on est loin des outils proposés par Iconosquare.
Si vous avez des outils à me suggérer, je vous invite à les partager dans les commentaires.

La simplicité d’Instagram est à la fois son principal atout et son principal défaut. Il est difficile aujourd’hui de connaitre avec précision la vie de ses images, comprendre d’où viennent les followers, ce qui leur plait, l’image qui fonctionne le mieux et celle qui plait le moins… Il manque vraiment un outil de statistiques simple et performant !

6. Pourquoi tout ça ?

J’entends déjà qu’une telle pratique est à l’opposé de la spontanéité à l’origine même d’Instagram.
Dans un sens, ce n’est pas tout à fait faux, mais pourquoi sommes-nous sur ce genre de réseau ? Pour montrer des images et échanger entre utilisateurs, non ?
De plus, en tant qu’auteur-photographe freelance, la photographie est une partie de mon business et ne pas exploiter des outils comme Instagram serait une belle erreur. Je bénéficie ainsi d’une belle vitrine sur le monde en respectant les quelques règles précédemment citées et j’entre ainsi en contact avec de nouveaux clients.

Quand une photographie génère beaucoup de likes et de commentaires, c’est évidemment très encourageant, flatteur et motivant pour continuer dans cette voie. Car après tout, à quoi bon faire des images si c’est pour les garder précieusement sur un disque dur ? Les photos ont besoin de vivre, d’être diffusées, partagées, appréciées (ou non), que ce soit sur un beau papier photo, un livre, ou une galerie Instagram !

Voilà, j’ai exposé ma façon de faire, ce n’est peut-être pas la votre, mais c’est en tous cas celle qui me convient et si ces quelques conseils peuvent vous aider alors tant mieux ! Et quoi qu’il en soit, je vous invite à me rejoindre si ça n’est pas déjà fait :

@santadenn